Lundi 9 novembre 2009

 

Une partie de l’argent dérobé par ce convoyeur de fonds, dont la photo barre toutes les unes des journaux du soir, a été retrouvé dans un parking. Pas de chance pour lui qui avait semble t il, préparé son coup depuis plusieurs mois, mais que s’est il passé ?


Cela me rappelle qu’à une période de ma vie j’avais rencontré un beau gosse, fils de bonne famille qui ne concevait pas de vivre dans la légalité et qui préparait a longueur de journée des coups qui auraient pu le conduire dans les geôles de la république, s’il n’avait été d’une extrême intelligence et d’une minutie sans égale dans la préparation de ses forfaits.


Je l’avais rencontré dans des circonstances assez surréalistes et nous étions devenus amis sans que rien ne nous prédestine à nous rencontrer.


Etait-ce ses voitures de sport qu’il mettait à ma disposition pour mes week-ends crapuleux, ou alors son corps de rêve qu’il m’arrivait de sentir contre moi quand il se sentait seul, mais ce garçon m’a fait vivre pendant un temps dans un état d’excitation, que vous n’imaginez pas.


Il avait donné à ma période post adolescente, un grand coup d’accélérateur qui avait faillit me pousser  hors de la route au sens propre comme au sens figuré. Nous fréquentions le show bizz, comme les hommes d’affaires en vue, j’avais l’impression de vivre dans la clandestinité et j’aimais ça.   


Quand il me présentait ses amis, il m’arrivait d’être inquiet, mais ma jeunesse et sa protection m’ont évité le pire. De toute évidence, ils étaient tous morts de rire de voir cet étudiant en école de commerce aimer se trouver en leur compagnie.  


Et puis un jour il a disparu de la circulation. Je ne l’ai jamais revu. Je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles. Tous ses amis avaient eux aussi disparus. Avaient ils réussi un grand coup et  s’étaient ils volatilisés par obligation ?


Je ne le saurais jamais. Mais à chaque fois que j’entends qu’une  escroquerie, un hold-up ont eu lieu, je pense à lui.


« Pourquoi vis tu comme ça alors que l’énergie que mets à organiser tes coups te conduirait sans nul doute à de grands succès dans les affaires honnêtes ? »

« Parce que la vie que tu dis normale, ne m’excite pas, voilà pourquoi ! »


J'ai quand même l'impression qu'ils ont mis moins d'energie à retrouver l'argent évanoui dans la nature pendant la crise, c'est une idée ou je me fais un film?

  
   

Publié dans : Carnet de route - Communauté : Alexis hayden
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Dimanche 8 novembre 2009


 

Je me revois enfant allant à l’école pour la première fois avec mon petit cartable et mes livres, mes mèches blondes glissant sur mon front et mes yeux grands ouverts en route, pour avaler tout ce qui se présentait à mon regard.

Tout s’offrait à moi. Les filles qui mettaient de belles jupes à carreaux et des rubans dans leurs cheveux et les garçons que déjà j’aimais regarder comme si ils étaient là, pour diriger mon regard et ma vie.

J’aimais déjà les garçons et je l’ignorais alors que je ne savais pas ce que c’était qu’une fille.


J’imaginais bien qu’elles devaient avoir quelque chose de plus, pour tous les garçons deviennent idiots à la simple idée de les embrasser, mais je me disais qu’ils devaient être bien frustres pour les vouloir serrer dans leurs bras et les embrasser, alors que tout comme moi, ils ne savaient rien d’elles.

Ils devaient être comme moi, mais ils faisaient semblant, pour se rendre intéressants. Sans doute  leur imposait-on, en secret, de se rapprocher vite d’une fille, parce que c’était la mode, ou alors parce qu’il n’y en avait pas assez pour tout le monde, alors qu’à moi, on ne me disait rien, parce que l’on avait oublié de me parler des filles.    

Eux savaient y faire. Moi j’étais gauche comme si je n’avais pas été programmé pour ça!

Alors je me suis dit ça viendra, je vais apprendre. Je n’ai qu’une envie, être avec  des mecs, mais ça passera !

Un jour que j’étais dans une chambre avec un gamin de mon âge, qui tout comme moi ne savait pas quoi dire aux filles, parce que que nous avions décidé de voir ce que cela faisait de se coucher dans un lit nu, mon camarade avait eu une furieuse envie de m’embrasser.

Il m’avait demandé l’autorisation. Mais je n’étais pas enchanté par cette idée. Au départ nous avions juste voulu tester la position allongée à deux dans un lit. Et lui avait voulu m’embrasser et moi je ne voulais pas.

« Mais si on va essayer pour voir ce que ça fait ! Moi j’ai envie ! »

« Mais c’est ce que font les garçons avec les filles tu sais ! Et je ne suis pas une fille ! »

« T’as pas envie de savoir ce que ça fait d’embrasser une fille ? »

« Bah si bien sur ! »

Alors il m’avait embrassé. Et j’ai su ce jour là que j’aimerai toute ma vie, embrasser.

Mais embrasser des garçons, dieu sait pourquoi ?  

 

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Samedi 7 novembre 2009

 



Voilà ce que j’aurais aimé être si j’avais eu la chance d’avoir leur âge aujourd’hui. L’un des membres de l’une de ces tribus, que l’on rencontre  sur les quais de Seine, certains soirs.

Les fans masculins d'emo avaient  commencé à recevoir des injures sur « leur orientation sexuelle supposée, du fait du  port de vêtements plus ajustés, parfois même destinés aux filles, et de l'expression de leurs émotions », mais j’aime leur façon d’être.




Provocants et démonstratifs, ils s’embrassent à pleines langues sans distinction de sexe, se roulent sur les pelouses pour se peloter sans limite. Ils semblent vouloir « expérimenter » tout comme les groupes musicaux qu’ils vénèrent, le faisaient en leur temps avec des sonorités et des instruments nouveaux, sans se soucier de l’après du pendant et des autres.

Bien sur, ce trop plein d’émotions laissera à certains un goût amer une fois leur période EMO passée. Mais qu’a ce la ne tienne, quand on fait au milieu du chemin, l’inventaire des choses que l’on a fait avec excès et qui ne vous ont ni détruits ni anéantis  alors on se dit qu’à tout prendre, le pire n’est pas l’ennemi du bien.

Combien j’aurais aimé oser ! Vivre les envies et mes sensations sans contrainte et sans préjugés et même si quand on est adolescent c’est par provocation qu’on peut se laisser aller ainsi, qu’est ce que j’aurais aimé….  

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Jeudi 5 novembre 2009



Je retrouve avec grand plaisir certains et certaines, qui étaient partis sous d’autres latitudes, pour donner au temps, le sens qui nous manque, dans la grisaille du quotidien.

Je me dis ce soir, que déposer ici, certaines de mes petites histoires et vous livrer certains de mes sentiments, n’est pas aussi neutre que je le pensais.

Il suffit que les murs du monde virtuels dans lequel je suis rentré il y a un an, ne résonnent pas de vos rires, avec la même intensité que les jours précédents et il me manque, comme du poivre sur mon onglet.


La texture est la même,  mais le goût n’y est pas totalement. Comme si sa vie ne valait, que du partage qu’elle permet, ici comme ailleurs.

Et n’allez pas croire que l’on ne puisse vivre, moins bien dans le réel que dans la blogospère. C’est juste qu’ici, les les archers qui de temps à autres, croisent le fer avec vos mots,  choisissent ce qu’ils aiment voir en relief et qu’il est agréable parfois, de se dire qu’ils en soient certains,  qui puissent sans vous avoir jamais croisé, se sentir à l’aise dans vos mots.

Qu'ils vous comprennent et sans le savoir, vous permettent de continuer à vivre, sans que cela semble vain  et qu’ils vous donnent de pouvoir regarder par-dessus la ligne d’horizon que vous vous étiez tracée, est plaisant et rare dans la vraie vie.

Sans doute sommes nous parfois plus « beaux » ici c’est vrai, mais qu’il est agréable de pouvoir le dire et de se l’entendre dire.

La vie de la rue ne vous offre pas souvent ce concentré de plaisir.




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Mardi 3 novembre 2009

 

Je rentre dans son bureau, c’est à chaque fois pareil. Il me fait un grand sourire et intérieurement je fonds. Il n’est pas vraiment beau, son regard n’est pas spécialement lumineux il n’a pas une carrure d’athlète, mais c’est comme ça !





Moi je les aime un peu plus « gras », un peu plus grands, mais quand sa chemise épouse les contours de son torse et que sous les plis, ses formes apparaissent comme moulées par du Latex, je ne peux m’empêcher de saliver et d’imaginer laisser mes mains courir sur son corps.

Me laisser aller à glisser ma main sous sa chemise, l’enlacer en massant les fesses qu’il a belles et l’embrasser, comme pour lui interdire de respirer, un air plus chaud que le mien.

Ah mon petit si tu savais ???

Enfin c'est toi qui as eu chaud ...




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