Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 21:17

 

Puisque par des biais détournés, il m’est demandé de me prononcer sur une question existentielle, de celles qu’on posait lors des entretiens d’embauche, du temps ou il y avait du travail et que les frontières étaient ouvertes à ceux qui voulaient bien se présenter aux DRH (mais à l’époque  on les apellait chef du personnel) et que l’on souhaitait savoir si les candidats avaient du bon sens pratique, je vais proposer sans détours ma liste des 7 objets, histoire de montrer que j’ai compris la question.


Quand à cette époque on parlait de bon sens, on pensait au « bon sens paysan » et non à sa capacité à organiser si nécessaire, des licenciements sans trop de frais pour l’entreprise, une fois la trésorerie passée dans la Porsche Cayenne de son dirigeant et  on nous demandait, de poser sur une feuille de format A4, quels objets il nous faudrait prendre pour survivre sur une ile déserte.


Il était alors de bon ton de lister une corde, une boite d’allumettes et un couteau de survie au risque de donner dans le genre « rêveur ».


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Mon choix se portait donc en numéro 1 dans cette hypothèse et dans cette  hypothèse seulement, sachant que la ligne de RER la plus proche de mon domicile n’a pas d’arrêt à ma connaissance sur une Ile déserte, exception faite de l’ile de France, sur un camembert de bonne facture.


Je  me suis toujours demandé comme l’on pouvait vivre sans manger au moins une fois par semaine un bon camembert. Je reconnais c’est ma drogue. Bien sur j’en vois parmi vous qui s’écrient beurkkkkkk !


Et alors que voulez vous que cela me fasse ? est ce de ma faute si vous ne connaissez que le caprice des dieux et que vous ignorez la saveur toute particulière d’un Camembert de la marque « Constellation ».


« Connaissez pas ? Alors de grâce ne dites rien ! »    


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En deuxième choix, je crois que je prendrais une boite de Viagra. En effet il m’a toujours semblé que si je n’avais pas la possibilité de voir de beaux mecs sur du long terme,  il me serait très difficile de « hisser le pavillon », et que je finirais certainement aigri comme mes amis hétéros passé le temps de l’amour et du désir.


Alors plutôt que de me passer de ce plaisir parfois même solitaire, je passerais avant de partir, chez mon médecin pour une prescription de plaisir en pilules.


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Sur la liste au troisième rang un cendrier. Bien sur, vous allez me dire un cendrier pour quoi faire ? Puisque sur ile déserte il n’y aura sans doute pas de bureau de tabac ni de vendeur à la sauvette !


Mais que voulez vous je sais aussi que si j’en ai parfois, mais rarement le désir, le jour ou je devrais cesser de mettre le feu à mes Dunhill Menthol et que je serais privé de tout autre plaisir je serais heureux de jeter à la figure mon cendrier vide, à la première personne qui me dira : « Alors tu as quand même arrêté ! » ou aux connards qui me diront « C’est une ile non fumeur ! »


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En quatrième ligne il y aura très certainement des sacs poubelles. Je me connais, je jette beaucoup et si je roule dans un véhicule qui recrache plus de 200 gr de CO² au kilomètre, j’ai quand même des préoccupations écolos, en veillant à ne pas laisser comme certains, des merdes aux autres.


J’ai, comme je l’ai déjà écris sur mon blog, une tendresse très particulière pour cet accessoire très pratique, notamment en cas de rupture avec un ex puisqu’il vous permet de mettre à la rue, en plus de votre ami déchu, ses costumes Hugo Boss et ses Chaussures sur mesure avec une délectation toute personnelle. Alors je vote pour le sac poubelle !

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La cinquième place est sans conteste, réservée à mon canapé. Non pas qu’il soit particulièrement exceptionnel ni parce que je m’y trouve bien, plus souvent qu’il ne le faudrait, non, c’est simplement qu’il me semble que le placer face à la mer pour regarder  les bateaux passer au loin, pourrait me rappeler que j’avais bien fait de ne pas m’attarder trop souvent devant le journal de 20 heures avec Claire Chazal dans ma vie d’avant.


J’ai toujours eu horreur qu’on me dise ce qu’il était important de savoir et quelles images étaient belles. Alors pour une vue mer, vive mon canapé !


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En sixième place dans le container en partance pour votre ile, mon chien ! Bon il n’a rien d’exceptionnel mais il semble tenir à moi  et je n’ai aucune envie de vous le laisser.

J’imagine que nombre d’entre vous, ne tarderaient pas à l’abandonner à la SPA à cause de la mauvaise habitude qu’il a de gratter la moquette, ou de sa propension à  laisser des poils sur les pulls noirs. Il m’a sauvé la vie quand j’allais mal alors…

Et puis lui, il en a rien à foutre de mon argent, contrairement à un petit con de ma connaissance, mais c’est une histoire ancienne…


Comment ça c est pas une photo de chien ?

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Le dernier Objet ? Une bouteille de Gin ! J’ai toujours aimé l’idée de me déchirer la gueule en société  en laissant croire que je ne buvais que de l’eau. Qui sait seul sur mon ile je me rendrais peut être compte que le connard, c’est moi !


Voilà mon petit Corto j’ai fait de mon mieux, mais bien moins bien que « vous », j’en suis conscient.


Bonne soirée …



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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 21:40

 

Bon bien sur, l’absence de perspectives réelles coté âme sœur, ces temps derniers, ne doit pas être étranger à mes langueurs actuelles.  Mais si cela n’était que cela, je me la jouerais moins « difficile » et  je me ferrais des « plans » même si ce n’est pas vraiment mon style et que ce genre de situations, me mettent plutôt mal à l’aise.

Bah que vous, quand « la chose » est faite et qu’il n’y a pas de sentiments, je trouve que c’est du gâchis !

Je pourrais répondre à certaines sollicitations qui se sont faites jour il y a déjà plusieurs mois et j’aurais beau jeu de me dire amoureux d’un ami transit à qui je pourrais faire croire qu’après toutes ces années, j’ai eu une révélation et qu’il est l’homme de ma vie. Mais je ne me suis jamais accepté dans le rôle du potentiel salaud.

Je pourrais aussi bien sur, me refaire une silhouette « style milieu », m’envoyer des jus de légumes tropicaux et des sachets diurétiques multi promesses, et me faufiler dans des jeans trop sérés, mais j’ai cette mauvaise habitude de me jeter sur le fromage et les cacahouètes quand j’ai des problèmes métaphysiques, ce qui fait que mon physique style « rugbyman » en fin de carrière me donne quand je me lâche, une silhouette d’homme d’affaire passant trop de temps au restaurant.

De ce fait espérer me faire draguer relève de la gageur, bah je ne suis pas con au point de croire qu’un mec va se jeter sur moi pour ma culture, ma grande intelligence et mes poignées d’amour…

Et pourtant !

Ces temps derniers et je suis conscient que cela pourrait bien venir de moi aussi, sortir me pèse à un point que vous n’imaginez pas. J’en ai assez de voir tous les gens faire la gueule.

Les enfants parce qu’ils n’ont plus de forfait ou que leur meilleur ami n’est pas connecté, ma boulangère parce que de toute évidence la file d’attente dans son échoppe ne diminue pas, le môme du traiteur chinois parce que sa mère vend des nems, le fleuriste parce que les amoureux ne s’offrent pas assez de fleurs et la contractuelle parce que les automobilistes ont tous pris un ticket de stationnement, mes amis en général, parce que leurs enfants leur compliquent la vie alors qu’ils ne font que grandir .      

Tiens mon patron, ce grand con sympathique ( et je le dis avec gentillesse ) trouve lui aussi que l’ambiance a changée lors de nos réunions hebdomadaires. Nous serions moins vigilants, moins participatifs, bref, moins efficaces. Mais c’est toi grand couillon qui m’a expressément demandé de faire moins « décalé » alors par mimétisme et bien je me suis glissé dans le style que tu aimes et tu as vu , j’ai même remis des costumes et des cravates. Tu as vu comme je te ressemble et comme je suis chiant !

Bon je dois reconnaitre qu’il y a aussi plein de choses qui m’amusent comme d’avoir acheté des jeans sans les essayer, pour devoir me dire qu’il me fallait absolument reprendre mon régime et de m’être joué de la collègue qui me faisait part de ses engueulades avec son mari ce week-end dernier et a qui j’ai proposé de l’épouser pour lui rendre service.

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« J’ai toujours cru que tu étais PD ! »

« Et alors, t’es une très belles femme, moi cela ne me dérangerais pas ! Toi, ça te dérangerait ? »

 

Bonne soirée !



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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 09:34

 

Ce week-end de novembre était ensoleillé et il devait probablement s’agir, d’après le flash météo qui venait de passer à la radio, du dernier week-end agréable de l’année. La voiture ronronnait et  il se disait qu’il avait bien fait d’acheter ce modèle d’occasion, qui lui avait toujours fait envie  à cause des sonorités très présentes de son moteur V6.

Les paysages de campagne qu’il traversait, lui donnaient une impression de liberté et de sérénité. Il allait allumer une cigarette, lorsqu’il vit le panneau de signalisation, qu’il cherchait depuis plusieurs minutes ; « Château Renard ».

Il connaissait bien cette région, puisque c’était à 30 kilomètres de la maison de ses parents. Mais il n’avait jamais entendu parler de cette bourgade dont l’histoire lui était tout aussi inconnue que les hôtes qui allaient le recevoir. 

Il était donc arrivé à cet embranchement qui signifiait  la fin du périple pour se rendre dans ce village ou  il avait été invité par des amis rencontrés sur le Net. Il ne s’en était pas vanté mais il s’était inscrit il y avait plusieurs mois de cela, sur un site de rencontre et si il n’y avait pas trouvé l’âme sœur, il s’y était fait des relations très sympathiques  qui s’étaient toutes entendues, pour organiser un week-end entre amis. Qui sait, des fois que la promiscuité laisserait envisager, des moments savoureux.

Il avait amené une caisse de champagne. Sa valise qui se trouvait dans le coffre, contenait également quelques livres, des fois que le week-end ne se déroule pas comme ses amis l’avaient voulu.

« Tu verras il y aura une surprise et puis des gens que tu ne connais pas, mais qui gagnent à être connus.  Il faut absolument que tu viennes on compte tous sur toi. Ton humour devrait faire fureur et je pense que nous ne devrions pas nous ennuyer. Et tu vas enfin savoir ce qu’est un week-end entre PD il faut que tu cesses de sortir avec des hétéros. »

Il avait horreur de ce type de week-end. Il leur avait dit ; « venir sans mon ami me gène un peu que va t’il penser ? ». Mais il savait que leur histoire était finie et que de toute évidence ce qu’il ferrait de son week-end, ne le dérangerait nullement, car son ami s’en était retourné à Grenoble ou sa copine qui avait fait usage de tous ses charmes pour le récupérer, l’attendait.

Il découvrir bien vite que la maison était située sur la place du village et que sur le parking trônait deux ou trois véhicules qu’il avait coutume de voir quand il se rendait chez ses parents. La fourgonnette du boucher ambulant qu’il connaissait si bien et la Renault Kangoo du facteur qui passait également dans le village de ses parents. La première mission était donc de trouver un emplacement discret pour stationner  son véhicule, un peu trop voyant pour ce type de localité.

Comme indiqué sur le mail, le grand porche de la maison était resté ouvert ce qui allait lui permettre d’engouffrer son véhicule, jusqu’au bout du jardin qu’il avait remarqué très boisé.

Une petite remise, un bosquet, la première mission était réussie. Planquer la bagnole !

« On a tous cru que t’avais pas pu freiner ! T’arrive toujours comme ça chez les gens? Bon bah les gars, pour ceux qui le connaitrait pas encore, je vous présente  Stephan ! »

Certes certains d’entre eux avaient des verres à la main, ce qui a l’heure qu’il était pouvait sembler quelque peu  surprenant, mais ils avaient tous l’air « normaux ». Aucun d’entre eux ne portaient des bas résilles, peu nombreux était ceux qui étaient maquillés.

« On chez qui ici ? » s’exclama t-il en regardant la maison depuis le jardin.

« Chez l’amant d’un abbé très célèbre! »

« Pardon ? Chez son amant ? »

« Oui enfin c’est son ancienne maison, elle se loue pour le week-end pour des groupes d’amis qui souhaitent se retrouver discrètement. Enfin discrètement ! Sauf depuis que tu as traversé le jardin avec ton bolide, on se serait cru au Paris Dakar ! Allez viens on va te montrer ta chambre. »

Voilà, il était arrivé à ce fameux week-end où il avait tant hésité aller. Mais ils étaient tous apparemment sympathiques. Dans la salle à manger 3 gamins qui buvaient du whisky dans des bols.

Dans la cuisines deux convives qui s'échangeaint des recettes de cuisine. Et dans le jardin un garçon gendarme de son état, qui se dirigeait en peignoire vers le sauna. Sur la terasse un homme qu'une cinquantaine d'années, avec son jeune amant aux yeux verts venu d'une ile lointaine, qui se devoraient des yeux. 

Tous se connaissaient, mais ils avaient tous du mal avec les prénoms. Normal ils avaient l’habitude de s’interpeller par leurs pseudos de la toile un peu comme des acteurs se seraient  retrouvés dans les coulisses, après que le rideau se soit baissé.

Déjà il fallait penser préparer le repas et pour cela aller faire des courses, puis la cuisine et la vaisselle et tout cela dans une ambiance très agréable. Bien sur il y avait des mains baladeuses mais rien de méchant. Des Œillades en coin  et la soirée qu’il fallait organiser.

Et la soirée mes amis, quelle soirée !!!

Après près de trois heures de préparation l’organisateur du week-end nous concocta sa surprise, sa totale transformation en Drag-queen.

Il avait eu l’avantage de voir naître « la bête ». Un peu comme si il avait été un invité d’honneur ou tous était a l’honneur.A coups de grands verres de Whisky son ami venu du virtuel, mais homme d’affaires dans la vraie vie, se transformait à coup de pinceaux, de poudres   multicolores et de crèmes odorantes, pour devenir d’abord une femme, puis une créature, sa créature.

A chaque gorgée de whisky, il semblait vouloir tuer un mal qui était en lui pour laisser la place, à cette femme qu’il dessinait sur son corps. Passée l’étape de la femme qu’il devenait couche  de maquillage après couche de maquillage, il buvait de plus en plus, pour devenir cette créature faite pour la nuit et pour les autres.

Plus la « créature » se matérialisait, plus sa vraie personnalité elle, se dématérialisait, jusqu’à en devenir hautin voir distant, comme le sont souvent les acteurs, quand ils rentrent dans le rôle qu’ils vont défendre sur scène.     

De Frédéric il devenait Freda et Freda était de ces créatures qui ne naissent à la vie, que pour donner du bonheur aux regards de ceux qu’elle illuminait de ces paillettes et boas si doux quand ils effleuraient la peau des spectateurs.

Grands roulements de tambours, lumières sur la star et les voilà tous partis pour une nuit de folie dans cette maison faite pour le bonheur avec ses recoins et dortoirs invitants aux folies passagères et au partage des corps.


Freda était un être exceptionnel donnant du plaisir a chaque regard. Chacune de ses caresses était une promesse d'amour. Elle était née de l’imagination d’un homme qui semblait n’exister que pour forcer les gens qui l’entouraient, au bonheur.

La nuit n’avait pu se terminer tellement ils étaient tous si bien ensemble. Et ce n’est qu’au petit matin que la fatigue les avait tous fait plonger dans un comas très agréable.

Il avait découvert grâce à l’invitation de son ami, la vraie sensualité, celle qu’on partage avec celui qu’on aime, ou que l'on voudrait aimer et qu'un regard laisse transpirer sans tabou. Cette sensualité qu’on ne cache pas aux regards des autres spectateurs et acteurs d’une soirée et qui fait sourire mais qui n'est jamais déplacée.

Le week-end se terminait tard le dimanche comme si il avait été difficile de se séparer après cet instant quasi-fusionnel. Freda était repartie dans ses boites à chapeaux et autres valises à costumes.

De toutes les soirées qui furent organisées par la suite par ce groupe d’amis, il ne fut jamais question d’autre chose que de ce week-end à la campagne entre amis.

Il remonta dans sa voiture, reprit la route vers Paris. Il savait que sa vie venait de changer. Jamais il ne serait plus le même, jamais il ne mettrait sa voiture en route sans se souvenir de ce jour ou il vit le panneau « Château renard ».




 

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 10:00

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J’ai tellement envie d’écrire que j’en viens à visualiser les mots de mes interlocuteurs quand ils s’adressent à moi comme si, ce qu’ils avaient à me dire, était moins important que le dessin des lettres déposées sur le papier.

C’est un peu comme si ma vie se déroulait tel un ruban de machine à écrire ou une bande magnétique quand le message me concerne. Le message est moins important que la forme des lettres et la position des mots. Les virgules sont les seules respirations que je prends quand mes idées deviennent confuses. Je rajoute les paragraphes manquants, ceux qui donnent une cohérence à l’ensemble, sans que l’histoire ait vraiment d’importance, mais les mots sont stockés dans mes yeux dès que l’on s’adresse à moi.

Là vous voyez, j’ai dans ma tête un stylo prêt à déposer sur les pages imaginaires, vos réponses aux questions que je ne vous pose pas encore. Certains entendent  comme de la musique, ou encore des voix, moi j’entends des mots prêts à sortir de l’encre contenue dans mon stylo bille.

Il m’arrive même d’imaginer les mots empilés dans les cartouches d’un stylo plume qui se détendront quand j’aurais ôté le bouchon protégeant la plume si fragile qui bientôt se pliera sous la pression des émotions que je voudrais livrer.

Et je ne vous parlerais pas des lettres qui glissent de mon clavier d’ordinateur vers l’écran blanc qui me protège du monde qu’il ne m’intéresse pas tant que cela de voir.

Je crois que je deviens fou ! Fou depuis que plus aucun mot ne s’adresse à moi pour me dire …

Mais pour me dire quoi au fait ?

Certains mots sont beaux couchés sur le papier mais cruels quand ils se posent sur la peau comme ceux qui  touchent le cœur sans avoir été sincèrement offerts etqui restent imprimés comme une déchirure des tissus .

Vous n’auriez pas un traitement ?   

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 21:06

 

Je suis d’accord avec vous c’est devenu moins intéressant depuis quelque temps comme si, ce que l’on craint toujours après des moments heureux ou douloureux, la monotonie  s’installait en même temps que le passé s’envole. Avec la monotonie, l’habitude et vite, une absence totale de relief. Un défaut évident de perspectives, donne à l’ensemble une certaine fadeur comme une assiette de frites sans sel, comme un amour sans sexe, pardon de caresses...

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C’est parfois sympathique, mais on fini toujours par laisser les frites refroidir et on repousse l’assiette qu’on avait tant voulu voir se remplir, du revers de la main pour passer à autre chose. Et là, même les saveurs sucrées qu’on appréciait naguère plus que tout, sont décevantes.

Alors on passe et l’on repasse devant la table ou les plats sont disposés et l’on observe ce qui pourtant nous avait tant alléché, alors que les odeurs exhalaient des marmites fumantes. Et l’on se jette sur la tablette de chocolat, rangée dans le placard de dépit, comme on avalerait un Temesta pour s’endormir en « vrac » sur le canapé.

Les mots se déroulent, comme défilent les paysages sur l’autoroute, mais bien vite on ne regarde que le compteur et la signalisation. Les signaux virtuels, les échangeurs disparaissent.

Les autres conducteurs et leurs « auto-mobiles » d’écrire leurs maux derrière la banalité et le vide des mots pourtant si recherchés, ne touchent plus l’âme, ni ne font frissonner la peau si prompte pourtant, à réagir aux sollicitations des sens que les images que les mots, dessinaient habituellement.

Ils passent et repassent, vont et viennent disparaissent mais ne laissent d’autres traces de leurs passages, que celles que les mouchards, comme des radars fixés sur nos virtuels mots déposés, comptabilisent comme pour attester que le monde continue de passer de l’autre coté du trottoir, sans traverser, de peu de ne plus se noyer car c’était ça le but !

Pour que la bouée soit jetée il fallait se jeter à l’eau et maintenant que le rivage se rapproche, la bouée reste sur le quai, à charge pour soi, de la jeter à son tour, à celui ou ceux, qui sont brulés par les maux, que les mots attisent.

Incompréhensible ?

Sans doute ! Mais c'est comme ça quand je réfléchis...

      

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