Je ne sais pas ou vous étiez ce jour là, mais moi je m’en rappelle très bien. J’avais été assez novateur en proposant à non entreprise les services d’un prestataire qui grâce à ses produits,
devait nous amener de la visibilité sur le Net, secteur d’activité dont j’avais entre autre, la responsabilité.
Après trois mois, les résultats avaient été fulgurants ce qui n’est pas si courant. Alors pour fêter notre réussite commune, mon prestataire me proposa de vivre un rêve d’enfant.
Vivre de l’intérieur une journée sur le Tour de France. Oh bien sur, je sais que pour
beaucoup cela peut paraître ringard, mais moi j’étais excité comme un gosse à qui on propose d’aller visiter, la maison du père Noël.
Descente en avion sur Perpignan soirée de rêve dans l’hôtel contigu à celui de plusieurs équipes en vue, dîner sous les frondaisons, une chambre d’hôtel à se rouler par terre, accompagnateurs
charmants, bref tout pour séduire un garçon sensible comme moi. Une soirée très chaude à tous les sens du terme puisque tout avait été
prévu…
Le lendemain matin, rendez-vous à 7h00 dans le village du Tour. Petit déjeuner avec de grandes gloires passées, Poulidor, Bernard Hinault et autres dieux de la route et débriefing dans le bus de
l’une des équipes majeure.
Tous ces coureurs ont des corps de gamins on dirait des adolescents ils sont très beaux et leur manager les violente pas mal. Ils sont dans leur rêve eux aussi et écoutent la tête basse, les
injonctions du Patron. J’ai vite l’impression que nous violons leur intimité. Les découvrir là dans la réalité de leur quotidien à véritablement quelque chose d’indécent.
Déjà je dois partir et les laisser à leurs préparatifs. Je dois rencontrer quelqu’un me dit-on, une célébrité qui nous attend sous une tente avant une interview télévisée.
Je suis scruté par l’un des deux gardes du corps je rentre et sous la tente on me présente Arnold Schwarzenegger en personne
« himself ».
Le temps est compté il doit passer à la télévision c’est un pro de la communication en
dix minutes j’ai le sentiment qu’il fait parti de mes amis. Très forts ces américains !
Bon je dois rejoindre l’équipe marketing de mon fournisseur. Discours entendu, ils me remercient d’avoir choisi leur entreprise comme fournisseur me font des cadeaux, ça fait toujours plaisir et
nous allons nous embarquer dans les véhicules mis à notre disposition pour nous rendre sur la route de l’étape.
Les badauds nous demandent tous des autographes il nous est conseiller de « jouer le jeu » afin d’éviter l’animosité des spectateurs alors je signe des autographes par centaines, moi
qui suis là pour voir la course, me voilà une vedette.
Une journée de rêve il fait beau la course vue de l’intérieur à quelque chose de magique, comme une course contre le temps, qu’a tout instant le peloton menace de gagner. Nous devons pour
respecter les étapes, pour nous arrêter sur le bord de la route afin de manger, rouler à des vitesses inimaginables toue en évitant les centaines
d’enfants qui traversent la route, dans l’espoir d’attraper des casquettes, des fromages et des bombons de toutes les couleurs.
Des centaines de jeunes hommes torses nus se jettent sur nous à chaque immobilisation de notre véhicule, je suis aux anges. Bon les filles, je les ai moins vu, peut être étaient elles de l’autre
coté de la voiture enfin moi j’ai vu des centaines de beaux mecs…
La course arrive à son terme notre chauffeur un beau gosse de 26 ans, a fait des
prouesses, (ah ça oui) nous arrivons juste pour voir la fin de l’étape. Je ne sais plus si nous somme devant derrière ou au milieu de la course… Ca va trop vite je vis le rêve, le temps d’un
cocktail encore, puis le temps d’un nouveau dîner, puis d’une nuit dont je ne vous parlerais pas, de peur d’être foudroyé par Alexis.
Ce n’était rien qu’une journée sur le tour de France mais moi s’aura été une des plus belles journées de ma vie et je ne vous parle pas des 2 nuits, Alexis …
Bon ce soir c était la présentation du parcours 2010 alors... nostalgie...