Le désir est toujours là et il ne se passe rien. Je change c’est sur. Déjà depuis plusieurs années, mes cheveux ont commencé à virer au gris. Mes traits se figent de plus en plus, bien que les rides, ne marquent pas encore mon visage de façon trop visible. Mais les contours de mon corps, commencent à m’échapper. Il m’arrive parfois, de ne plus mettre mes lunettes pour que l’ombre portée de ma silhouette, reste floue dans la glace.
Je n’est plus envie de courir après ce qui m’échappe, je ne veux pas faire semblant, pas plus que je ne souhaite plus qu’on me mente et qu’il soit dit que je suis encore désirable. C’est fini tout cela ! Je pourrais m’attaquer à ces activités qui redonnent au corps une forme plus juvénile pour faire illusion encore un temps.
Je serais donc comme tous les autres coureur de jupons d’un genre très particulier je dois le reconnaître, mais un coureur de jupons et rien d’autre. Bon ces temps derniers les jupons ne sont plus à la mode semble t’il. Ou c’est moi qui ai changé, qui sait.
Non c’est vrai j’ai vieilli ! Ma tête s’oppose à cette idée mais le reste de mon corps me ramène à la raison. C’est déjà dur pour un homme ou pour une femme de se sentir vieillir dans le regard des autres, mais pour un gay, n’est ce pas pire que tout ?
Que se passe t il sous ces chemises qui me cachent les corps de ces éphèbes que je crois fait pour exciter mes sens. Je me dis parfois qu’il se pourrait que je sois simplement attiré par le corps, la chaire et certains ébats qui, il faut bien le reconnaître seraient, aux dires de certains, ce qui mène le monde.
Mais au fond de moi je sais que ce n’est pas vraiment ce que je recherche. Mais ce que je recherche, passe par là. Je ne serais jamais attiré par les gens de mon âge, pas plus que je n’attirerais dorénavant, ceux qui me font souvent frissonner en silence.
Alors bien sur il m’arrive d’oublier cette réalité là. De me dire que d’autres restent seul des années durant et que le hasard met sur leur chemin celui ou celle qu’ils n’attendaient plus.
Ce n’est pas la peur de la solitude non c’est simplement cette furieuse envie que revivre ce sentiment de mieux, ce sens particulier que donnent les choses de la vie quand on les partage.
Alors ce soir je me rappelle de cet ami qui m’avait découvert alors que j’étais adolescent et qui m’avait demandé de « partager » avec lui, une nuit, une semaine qui sait, un mois, car il ne voulait pas affronter avec des regrets, ce temps que la vie vous laisse après que l’on ait été beau jeune et rêveur.
Bon aujourd’hui il n’est plus. Car comme il l’avait affirmé pour lui, la vie n’avait plus de
sens après 25 ans. Alors il s’en ait allé, bêtement, alors que je sais qu’il est d’autres moments de la vie plus tard qui valent vraiment le coup d’attendre mais ce soir je me dis au fond peut
être .
Mais nous étions samedi 3 octobre quand j'ai écris cela et il y a aujourd’hui un an que …
Bon j’ai, de façon constante depuis plusieurs mois, le moral au beau fixe et si ça pouvait
durer sans doute cela m’aiderait il à passer ce moment délicat…
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