Lundi 6 juillet 2009



Il s’agissait d’un rêve diront certains, mais de ces rêves qui sont si étranges, qu’ils en viennent à vous sortir d’une torpeur ou la vie vous conduit, alors que vous croyez que tout dans votre vie, file comme sur des rails.

Comme à mon habitude, dans ces cas là, je me réveille comme si je n’avais pas dormi. Une envie irrésistible de rentrer sur Paris et de rentrer chez moi. Il s’y passe quelque chose.

L’appartement est en désordre, deux amants dans un lit, viennent juste de chasser plusieurs amis en leur demandant, de les laisser seuls. Il est trois heures du matin. Ils décident de réaménager les différentes pièces de l’appartement à leur goût

Ils vident le réfrigérateur du peu qu’il contient et  se partagent son contenu sur le lit.

Ils ouvrent une bouteille de champagne et scellent un pacte, allongés sur le lit ou trône une série de cendriers. Sur le sol des assiettes et des vêtements jetés en vrac.

L’ordinateur est allumé…

Je monte dans la voiture et après les premiers kilomètres, je me ravise. Je m’arrête dans la ville non loin, ou tout est fermé. Je fume une cigarette et je retourne dans la maison familiale ou tous dorment encore. Je me pose devant la télévision dont je coupe le son et j’attends.

Je sais qu’à cet instant dans la tête, dans ses rêves je n’existe plus, que pour lui assurer le quotidien. J’attends comme prévu son appel à 13h30. Il sait qu’à cette heure, il me faudra plus d’une heure pour les rejoindre.

« Tu me manques t’as pas idée … »

Et voilà, la fin de mon rêve si étrange se termine. Il l’embrasse et se rendort à ses cotés, il s’appelle Patrice…

Je coupe le téléphone. Histoire de le mettre dans l’incertitude de l’heure de mon retour sur Paris.

La suite pas besoin de la raconter vous la connaissez. Il essayera de me convaincre que je faisais fausse route que tout cela n’était que le fruit de mon imagination mais je suis sur place et l’appartement est encore remplit de leurs cris et de leurs parfums respectifs.

Ils ont bien tenté de masquer leur passage mais de nombreux signes abandonnés ci et là, trahissent  leur forfait.

N’allez pas croire qu’il s’agisse d’un crime à mon endroit non ! Juste un viol de la part  d’un garçon que je savais si peu sensible à une douleur qui ne soit pas la sienne, qu’il était capable de s’en inventer une pour vous empêcher de souffrir.

Alors je l’ai effacé de ma vie et même si ce rêve prémonitoire diront certains me reste en mémoire, comme tous ceux qui l’ont précédé, je sais aujourd’hui que je ne lui soufflerais quoi qu’il arrive, pas mot, de la suite de son histoire …

Publié dans : Carnet de route - Communauté : Hétéro-friendly
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