Amour mon oeil

Lundi 2 novembre 2009

 

 

Voilà le mois de novembre et je sais que j’ai quelque chose à faire …

Ramasser des châtaignes ? Couper du Bois ? Des fleurs, sur une tombe ? Rappeler le chien qui se ballade dans le jardin, à la recherche de son chat favori ? Non ce n’est pas ça mais c’est quoi déjà ?


Voilà ce que c’est de vieillir on croit tout maitriser  et puis vlan, la réalité vous rappelle à la raison, la mémoire flanche les détails qui faisaient l’an dernier encore partie de vos impératifs et dans votre agenda il y avait « surtout ne pas oublier ! » et là, plus rien.

Comme qui dirait   un blanc, ou le trou noir c’est selon. Ce dont je me souviens, c’est que cela se déroulait entre le  22 et le 24, comme une date qui sur une carte d’identité et qu’il me semblait que cela était important ….

Tant que cela ?

Ah serait-ce un anniversaire qu’il me souvient qu’il voulait que je lui souhaite à une date qui ne figurait pas sur sa carte d’identité ? Et puis il n’y avait pas que la date qui figurait sur sa carte d’identité, qui n’était pas vraie, il n’avait pas l’âge, qu’il disait avoir non plus, comme le reste de sa vie, qu’est ce qui était vrai ?

Bah pourquoi  je pense à ça ? Depuis plusieurs mois, je ne pense plus à lui que comme à un personnage de ma vie. Un de ceux qui se trouvent sur les photos qui déjà jaunissent et qui s’effacent, avec les souvenirs…

De toute façon si c’était ça, cela je ne changerais rien, je ne me souviens plus de ce détail.

Quel détail ?

Mais de lui, tiens pardi …

Comment je ne me rappelle plus de lui ?

Bah non, je me rappelle d’une histoire que j’ai vécue, mais pas des protagonistes, comme s’il s’agissait de fantômes…

Vous croyez qu’il faudrait, un mot, une lettre, un coup de téléphone ?

Il n’attend que cela ?

Non mais je ne me rappelle plus de la date, ni pourquoi, il faudrait que je me manifeste…


  


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Jeudi 10 septembre 2009


 

Mais non je ne vous regarde pas ! La vérité c est que je vous dévore des yeux, d’ailleurs je sais que vous sentez la morsure des éclats de mon regard, qui se cassent sur votre peau frémissante, sans comprendre pourquoi.

Comme si a vous scruter du regard, je pouvais parvenir à vous décrypter, à vous comprendre et pourquoi pas vous connaitre, plus que vous-même.

Bien sur vous n’en avez certainement pas  envie. Pas envie de ce sentiment trouble qui pourrait vous mettre mal à l’aise et qu’il vous est arrivé d’imaginer possible.

Mais moi non plus !

C’est juste qu’il me parait envisageable, que mon plaisir vienne de ce désir seul et qu’il se puisse, que je n’ai pas envie au final, de me jeter à vos pieds comme pour vous avouer ma faute comme pour aller au bout d’un désir de vous, dans ma tête irradiant.

J’ai vu en vous un frémissement comme le possible début d’un bonheur fugace. Ca vous gène ?

Moi ça me met de la lumière dans mes ténèbres. Qu’il vous plaise que mon regard marque son empreinte sur votre vie, ou pas, je ne vous prends rien, si ce n’est « ce vous » que le monde peut voir, sans comprendre ce qui se dégage, ce que le regard ne voit pas, ce que vous cachez et que je veux simplement partager avec vous, un temps.

Quelle couleur les yeux ?


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Mercredi 6 mai 2009



C'est marrant quand j'étais avec lui ( ne me demandez surtout de qui je parle ) je ne voyais que des gays dans la rue.

Et pourtant je n'habite pas dans le Marais. Lui ne me parlait que de ses amis gays, à croire qu'il n'avait pas d'autres amis. Nous ne fréquentions que des amis qui avaient comment dire, ce penchant, tant et si bien que j'étais surpris que mes amis à moi, ne soient pas tous gays.

Je confirme que nous ne sommes pas en majorité et ces temps derniers, je vous prie de croire, que je le regrette un peu.

Moi qui pendant toute mon enfance me suis cru un prototype de mec inconnu du monde des vivants,  prototype préfèrant regarder les mecs dans les vestiaires plutôt que de tenter d'apercevoir ce qui pouvait bien se passer sous les jupes des filles et bien je fais l'amer constat ces temps deniers, que je vais devoir me résoudre à prendre femme si je ne veux pas rester seul, plus longtemps.

Vous croyez qu'il existe une "méthode" pour devenir un bon hétéro ? 

Je vais vraiment en avoir besoin, car a priori si je fais la synthèse des lectures que je viens de terminer, si je ne pense pas qu'aux plaisirs de la chaire et que je ne me résous pas à laisser transparaitre de tout mon corps , cette volonté de m'abandonner à ces seuls traits de ma personnalité, en préférant mettre en avant ma douceur et mon romantisme , je n'ai aucune chance.

Ou alors je prends un coach ...

 

 

 


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Jeudi 23 avril 2009



 


Ça ne vous a jamais semblé drôle à vous, que certains et certaines surtout, puissent passer un temps infini dans une salle de bains, dans les galeries commerciales ou à la lecture d’une myriade de journaux de mode afin de trouver « le style », « la tenue tendance » du moment ? 

 

Quand on y réfléchit,  tout cela pourrait paraitre  bien futile, au regard de l’énergie du temps et de l’argent dépensé à cette activité non ?

 

Ne me dites pas le contraire ….

 

Si vous êtes honnêtes, vous le reconnaitrez ;  pourquoi faisons-nous tout cela au fond ?

 

Et bien je vais vous le dire : Parce que nous voulons séduire, toujours séduire…

 

Et quand on y pense, il s’agit là d’une étape bien étrange, qui consiste à se regarder dans la glace pendant des heures pour replacer une mèche qui insiste pour tomber sur le front alors qu’on la voudrait rebelle et en arrière.

 

Rituel surprenant que de  vouloir effacer ces cernes qui nous donnent dix ans de plus ce matin, parce que la nuit à été longue et triste et qu’on voudrait récupérer ce sourire de 20 ans qu’on a perdu, à trop les fêter.

 

A faire de longs essayages et inversions de couleurs transis d’hésitation entre ce pantalon ou cette jupe ou cette cravate à la place de ce polo acheté la veille pour être beau ou plus désirable.

 

Quand on y réfléchit bien pourquoi séduire ?

 

…Sinon pour passer à ce moment si indéfinissable, ou sans raison ni explication, alors que les préparatifs ont pris des heures, dans un accès de folie, sur une table ou dans un lit, ou bien encore sur la banquette arrière d’une voiture trop petite, on va se jeter sur lui ou elle va laisser tomber sa tête en arrière, et nous dire de son corps humide de désir :

 

« Prends moi là tout de suite, déchires mon chemisier comme une bête car demain si j’ai des cernes je veux qu’il s’agisse de cernes  de bonheur… »

 

 

 

 


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Vendredi 17 avril 2009



   Voilà,  mes mots ne disent pas qu'entre les virgules , les points et toutes ces interrogations , il y a aussi des respirations qui pourraient en dire long , si des mots pour raconter les sanglots, existaient.

Et  pourtant ... Des milliers de ces respirations et de ces sanglots qui se cachent entre mes mots  ,  devraient  faire ressentir qu'il se passait  quelque chose ou plutôt, qu'il ne se passait plus rien , malgré ces mots.


Alors, mes mots ne sont sans doute, que des béquilles, pour des sentiments boîteux qu'ils ne décrivent pas plus, qu'ils expliquent le sens de cette histoire foireuse , pour  qui ne voit que le sens des mots .

De toute façon des mots, nous nous en étions dit des milliers, alors s'ils avaient eut un sens, nous nous serions compris plus tôt et cela n'aurait jamais été,  "trop tard"...

Trop tard , j'ai dit ... oui , trop tard ...





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