Moi aimer toi !

Lundi 5 octobre 2009

 

 

Elle est entrée dans l’âge on l’on ne regarde les gens, que parce qu’ils sont gênants. Elle marche à petit pas, appuyée sur une canne et ne regarde plus l’horizon, que pour tenter d’y apercevoir des ombres qui tombent ou sont tombées, faute d’avoir su l’attendre.

 

Son visage est ridé. A croire que toutes des cicatrices de sa vie, se sont figées sur son visage. Ces temps derniers, ses yeux sont revenus. Elle ne porte plus ses lunettes elle n’en a plus besoin. Mais certaines douleurs s’accentuent. Il lui arrive de dire que la vie à ce stade n’a pas de sens. Mais elle continue à prendre ses pilules par tablettes entières, des rouges, des bleues, des rondes et des ovales multicolores.

 

Personne ne l’a vu devenir l'ombre de sa vie…

 

Sa vie est dans ses tiroirs. Des photos, des boites de petits objets des rubans des piles de linge parfumées à la lavande et des chaussures à talons qui jamais plus ne mettront en valeur un mollet naguère si allongé.

 

Toutes ses photos ont été rangées dans des boites. Trop cruelles les images ont disparues comme les personnages dont elles avaient fixé la vie. Sur le bord d’une cheminée, un vase en cristal qu’il ne faut surtout pas toucher parce que c’est comme ça, elle n’a pas envie d’en parler.

 

Parfois son oreille perçoit encore une rengaine qui dépose au coin de ses yeux des perles de larmes. Ni des larmes de tristesse ni des suintements de bonheurs retrouvés, non juste des perles de larmes. De sa poche elle sort ces grands mouchoirs brodés ces mouchoirs en tissu qui font vieux mais dont elle ne sait plus se séparer parce que ça sert à plein de choses, tiens d’ailleurs son mouchoir est tombé je vais le lui ramasser.

 

Elle a été très belle mais je ne l’ai connu que mère alors je ne m’en étais pas rendu compte c’était sans importance. Elle ne devait pas me séduire et moi je ne devais que l’aimer et aujourd'hui sans doute me faudrait il simplement, la remercier…    



Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 7 mai 2009



Bah oui, parce que si j'ai pas le "manuel" pour être un bon hétéro, et bien je suis plus souvent abordé par les femmes que par les mecs . Pas de chance hein !

Déjà quand j'étais adolescent je sentais bien que certaines femmes appréciaient plus que de raison ma présence et pour être honnête, à cet âge, je faisais le bonheur des femmes mûres qui contrairement aux filles de ma génération, devaient imaginer pouvoir trouver en moi , ce qu'elles n'avaient pas avec leur époux et pour cause.

Alors que mes copines de classes se disaient que j'étais nul et que je ne comprenais rien à leurs messages subliminaux, elles ne se sentaint bien en ma compagnie, qu'apres qu'elles se soient résolues à me préférer de beaux mâles pleins de boutons, mais très disponibles pour la bagatelle.

Elles finissaient toutes  retranchées dans mes bras, dès la saison des chagrins, arrivée.

Si vous saviez combien des mes copines ont fini dans mon lit pour pleurer et combien parfois il m'a fallu être fort, pour ne pas cèder à leurs avances...

J'ai bien du me résoudre une fois , à devenir le petit ami d'une certaine "Catherine" parce qu'il m'était impossible de me refuser à elle , du fait de la pression de mes amis qui commençaient tous à m'en vouloir.

Il m'accusaient tous  de feindre d'ignorer qu'elle était folle amoureuse de moi et  ne manquaient pas de me faire savoir par tous moyens que si je ne cédais pas à ses avances c'était sans doute et avant tout , parce que j'étais un salaud. 

Cette saison de ma vie aura quand même duré deux ans, deux ans pendant lesquels j'ai appris à être amoureux d'une fille qui a fini de me convaincre que je n'étais pas seulement PD  et que je pouvais être  très heureux dans une relation de cette nature.

Hélas pour elle , son cousin était comment dire , charmant et très entreprenant ... avec moi , et la vision d'horreur de Catherine quand elle nous a trouvé enlacés dans mon lit a mis fin à cett belle histoire.  

Alors je suis repartis seul, sous les huées de mes amis, sauf un et il a su me convaincre de lui donner plus d'attention que je ne le voulais parce que lui aussi était amoureux de moi et ça je ne le savais pas ...

Je dois franchement être nul...



Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 30 mars 2009


Lew dans son blog , nous fait l'évocation d'un fumeur à sa fenêtre, qui comme une simple silhouette, vient le narguer avec les volutes de fumée de sa cigarette et qui dans la pénombre, semble évoquer tous les mystères que la nuit nous inspire à nous lecteurs, et à Lew dans sa position de voyeur-narrateur. 



Il me souvient d'une période de ma vie ou j'avais découvert qu'il me fallait prendre des risques pour vivre mieux ma vie et que cela serait bien difficile quand dans l'intimité , on avait comme moi,  une aversion au fait de se dévoiler aux inconnus.

Alors je vivais en retrait . J'observais la vie des autres et j'imaginais quelle pourrait être la mienne, si m'était donné un jour, de la vivre au grand jour, comme le font les couples hétéros.

J'habitais une appartement avec une superbe terrasse, qui donnait sur un jardin magnifique dans une cour en U constituée de trois immeubles dans un quartier agréable de Nantes. Et il m'arrivait de m'y installer pour lire, quand le temps le permettait. 

Je m'y installais avec d'autant plus de plaisirs, que ce promontoire me permettait d'y observer un jeune couple et plus particulièrement un jeune homme de mon âge, qui s'y installait le plus souvent, pour y fumer sa cigarette.

A force de nous croiser nous avions finis par nous saluer. Et parfois , nous échangions quelques mots.

Puis l'habitude aidant, nous finissions par nous chercher et à nous inquiéter   quand il arrivait, que pendant plusieurs jours, l'un ou l'autre ne se présente pas sur sa terrasse. 

A plusieurs reprises, je le découvrais torse nu avec sa cigarette à la main. Et déjà je m'imaginais sur sa terrasse à faire je ne sais quoi , pour être plus proche encore de lui , devenir son ami et plus encore.

Mais ces situations n'arrivent à se concrétiser que très rarement, cela d'autant plus quand on est timide comme je l'étais et alors que l'objet de mes désirs semblait  de tout évidence, un hétéro bien dans sa vie.

Vous l'aurez compris, il a bien du se passer quelque chose, pour que je me souvienne de ce garçon, qui s'appelait Philippe. Mais comme Lew, je laisserais planer le mystère que les volutes bleutées de fumée entretiennent parfois merveilleusement ...

Je sais, c 'est cruel, mais certaines histoires ne sont pas faites pour être racontées... 


Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Jeudi 26 mars 2009





Je passe vous dire, car il s'agit quand même d'un journal intime, que côte moral j'ai connu mieux, mais aussi bien pire. J'ai le sentiment que coté coeur, la cicatrisation est en très bonne voie.

Guérison totale envisagée dans les semaines à venir je pense .

Plus de pensées morbides et encore moins de rancune à son endroit. Plus aucune envie de savoir comment cela va pour lui. J'irai même jusqu'à dire que s'il me venait aux oreilles qu'il soit mal dans sa vie, j'en serais attristé. Bon je reconnais qu'en disant cela, je vais un peu loin , mais quand même , il y a du mieux !

Je me faisais la remarque ce soir, en rentrant en voiture du boulot, ou comme partout l'ambiance n'est pas au beau fixe, que cela faisait plusieurs jours que je ne pensais plus à lui.

C'est un peu comme si je vous demandais comment va votre vie, depuis que vous avez changé votre réfrigérateur, ou votre dernier sac poubelle. Faut que j'arrête de parler de sacs poubelle, ça va finir par donner dans le genre "fétichiste".

C'est sans doute parce que j'aurai  fini demain , la tournée des endroits ou je m'étais senti bien avec lui ...

Il m'arrive même de me demander comment j'ai pu me mettre si mal en pensant à lui et à la fin de ce "nous" , qui avait sans doute fini , avant de commencer !

Pour être honnête, le seul truc qui me manque le plus, c'est de ne pouvoir partager ces moments intimes qu'on ne peut envisager qu'avec celui ou celle qui fait partie de sa vie quand on est amoureux et qu'il paraît inconvenant , d'entamer avec un plan Q, ou un ami de passage.

Bah, je suis comme ça!

Caresser un corps du bout de doigts, sans qu'il s'agisse d'un jeu purement érotique, ne peut s'envisager, qu'avec celui que j'aime ou que j'apprécie. Certainement pas avec celui ou celle qui n'est que de passage. 

Et c'est marrant ,ce soir je sais que mes doigts ont oublié la mémoire de sa peau ...





Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mercredi 4 mars 2009

 

 

Voilà, ce soir pas très inspiré pour déposer un texte, non pas pour un texte, j’ai envie d’autre chose.

 

J’aurais aimé me dire que quelque chose était en train de m’arriver sans que je le saches, mais voilà, aucun signe n’est visible à ce jour de ce qui se trame sans doute dans mon dos.

 

Comme il m’aurait été agréable d’apprendre qu’il se pouvait, que quelqu’un était en train de se dire la même chose et qu’en sortant dans la rue, nous allions nous heurter, nous sourire et ressentir ce quelque chose d’étrange qui fait qu’on à envie d’aller plus loin que ce fatal « veuillez bien vouloir m’excuser !».

 

Bah au lieu de cela, juste une rencontre fortuite avec une charmante dame aux cheveux gris, qui s’arrêtant devant la boulangerie sans prévenir, m’a obligé à la « percuter », sans violence je vous  rassure, et qui, alors que  nous nous sommes touchés, a tourné la tête  et que j’ai littéralement embrassé sur les lèvres sous les yeux atterrés de son mari.

 

Vous voyez, ce n’est pas avec celui qui passe devant chez moi tous les soirs à 19h 15 que cela me serait arrivé ça…Il est tellement beau que je crois que s’il me faisait ne serait ce qu’un sourire une fois, je me jetterais à ses genoux dans la rue.

 

En tous cas charmante cette dame, qui m’a dit sans gène : « S’il s’était agit d’une telle rencontre il y a trente ans, je vous épousais sur le champ ! »

 

Vraiment très sympa cette dame, mais vous voyez, ce n’est pas  à cela, à quoi je pensais en ce jour…


Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés